
Ils sont venus pour brûler leur village.
Par Khamidune Ag Toumast
04-01-25
S'agit-il des “terroristes” que l'armée malienne prétend combattre ?
Ils sont enfants de l'Azawad qui n'ont jamais porté d'armes, seulement des corps frêles et des rêves innocents.
Ils sont femmes de l'Azawad s'abritant sous leurs tentes et sur leurs terres, que l'armée malienne a réduites en cendres.
Ils sont les anciens sans défense et les pauvres bergers, qui ne connaissait que les pâturages, l'eau et le ciel.
Même les chameaux, les bovins et les chevaux n'ont pas échappé à la machine à tuer, car ils sont l'élément vital d'un peuple que l'on cherche à affamer jusqu'à l'extinction.
Ce sont ces “cibles” que l'armée malienne élimine sous prétexte de “lutte contre le terrorisme”.”
La vérité toute nue : l'armée malienne, c'est le terrorisme.
L'armée malienne ne combat pas le terrorisme, elle le pratique, le légitime et l'impose par la force à un peuple sans défense. Ce qui se passe dans l'Azawad n'est pas une opération de sécurisation, ni une guerre contre des groupes armés, mais une politique d'extermination systématique, organisée et répétée des civils, en particulier des enfants et des femmes.
Des massacres documentés... des noms gravés dans le sang.
Lors du massacre de Moura, l'armée malienne a commis l'un des crimes les plus atroces de l'histoire de la région :
Des civils ont été rassemblés, des mains ont été liées, des exécutions de masse ont eu lieu, les victimes ont été enterrées dans des fosses communes ou laissées à l'air libre, et les survivants ont été pourchassés ou ont disparu de force.
À Gao, des rassemblements de civils ont été bombardés sans discrimination. À Gossi, des villages entiers ont été brûlés après que leurs habitants aient été tués. À Hombori et Tessalit, des raids ont été menés à l'aube :
- Les hommes sont séparés des femmes.
- Des hommes exécutés devant leurs enfants.
- Les femmes sont violées et humiliées.
- Les maisons et les tentes ont ensuite été incendiées.
À Kidal, à Léré, dans les zones de pâturage et dans les villages isolés, des massacres sans nom ont eu lieu, parce que des témoins ont été tués et que des villages ont été rayés de la carte.
Méthodes de mise à mort qui ne laissent aucun doute sur l'intention criminelle.
L'armée malienne ne se contente pas de tuer, elle la terreur des ingénieurs:
- Tirer délibérément sur des enfants pour provoquer une panique générale.
- Tuer des femmes parce qu'elles ont crié ou résisté.
- Brûler des personnes vivantes dans leurs maisons.
- Broyer des corps avec des véhicules militaires.
- Empoisonner les puits pour empêcher la vie et le retour.
- Brûler les pâturages pour détruire les économies traditionnelles.
- Abattage de chameaux, de bovins et de chevaux pour créer délibérément une famine.
- L'interdiction d'enterrer les morts est une forme d'humiliation psychologique collective.
Il ne s'agit pas d'incidents isolés, mais d'une politique militaire délibérée,
une doctrine de massacre.
Qui est le terroriste ?
est le terroriste :
- Un enfant tué pour son appartenance à l'Azawadi ?
- Une femme violée pour son appartenance à l'Azawad ?
- Un berger exécuté à cause de sa langue ou de ses vêtements ?
Ou bien c'est le terroriste :
- Celui qui bombarde les villages ?
- Celui qui brûle la terre ?
- Celui qui empoisonne l'eau ?
- Celui qui utilise l'armée pour exterminer un peuple ?
Le droit international est clair :
Assassinat de civils, déplacements forcés, destruction délibérée des moyens de subsistance, violences sexuelles, charniers = crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Ce que l'armée malienne est en train de commettre, c'est du terrorisme d'État documenté par le son et l'image.
Un génocide silencieux :
Ce qui se passe dans l'Azawad : n'est pas une erreur, ni un incident, ni une exception, mais un génocide lent et progressif :
- tuer des êtres humains
- briser l'âme
- effacement de l'identité
- assécher l'avenir
L'enfant est tué aujourd'hui, la terre est brûlée demain, les survivants sont empêchés de revenir le jour suivant, et on dit au monde : “Il n'y a pas de civils” : "Il n'y a pas de civils".”
Le dernier recours
Je continuerai à crier quand le silence devient trahison.
Je parlerai parce que le silence est une complicité dans le crime.
Je témoignerai parce que le sang des enfants n'est pas périmé.
Nous demandons :
- Une enquête internationale indépendante.
- Poursuite des chefs de l'armée malienne.
- Protection immédiate des femmes et des enfants de l'Azawad.
- L'arrêt immédiat du terrorisme d'État.
L'Azawad n'est pas un champ de bataille.
L'Azawad est un cimetière à ciel ouvert pour les civils.
Khamidoune Ag Toumast
11-01-25