LA CAUSE DE L`AZAWAD NE REMONTE PAS À HIER

La cause de l’Azawad ne remonte pas à hier, ni même à 2012 : voici une lettre de plusieurs pages signée par plus de 300 chefs de l’Azawad adressée à De Gaulle en 1958, deux ans avant l’indépendance du Mali, demandant à ne pas être annexés à ce pays.


Lettre adressée à de Gaulle par les chefs coutumiers de l'Azawad en 1958.

Concernant le conflit malien-azawad :

Il faut remonter à 1958.

Résumé :

300 chefs traditionnels d'Azawad ont envoyé une lettre à De Gaulle pour lui faire savoir que s'il annexait Azawad au régime socialiste de Modibo, il en assumerait les responsabilités.

1963- première rébellion contre le régime socialiste de Modibo. Diby silas a massacré beaucoup des touaregs et arabes.

1973- il y a eu une grande famine au sahel ce qui a poussé beaucoup de Touareg et arabe à l'exil vers l'Algérie et la Libye.

Entre 1979 et 1980, nombreux furent ceux qui rejoignirent l'armée libyenne pour apprendre le métier et acquérir de nouvelles compétences en matière d'autodéfense. Kadhafi envoya des Touaregs et des Arabes combattre dans les guerres du Tchad et du Liban.

1990 – Ces hommes revinrent avec l'objectif de reconquérir leur territoire, l'Azawad, annexé auparavant par la France au Mali. Ils étaient commandés par Iyad Ag Aghali, Alhaji Ag Gamou et Assalat Ag Habi. Cette rébellion prit fin grâce aux accords de Tamanrasset en 1996.

En 1999, après que l'Algérie eut chassé le GSPC (aujourd'hui AQMI), ils arrivèrent à Tegargar dans le massif d'Ifoghass.

Le régime malien de l'époque a permis à AQMI de se développer en enlevant des Occidentaux dans toute la sous-région et en créant une prison dans le désert de l'Azawad avant de les vendre. Il existe des preuves que de hauts responsables ont perçu des rançons.

En 2007, avec l'arrivée de la cocaïne colombienne, ATT a servi d'intermédiaire pour permettre à Air Cocaine d'arriver ici.

Le 1er novembre 2010, de jeunes Touaregs, Arabes et Songhaï se sont réunis à Tombouctou pour fonder le MNA (Mouvement national de l'Azawad). Il s'agit d'une association politique reconnue par l'État du Mali.

En 2011, après la chute de Kadhafi, les hommes qui étaient partis en exil sont rentrés chez eux avec un important arsenal, ce qui a conduit à la création du MNLA, qui était auparavant le MNA.

La rébellion de 2012 a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Sans cela, l'État n'était qu'une façade.

Rhissa Ag

Voici des pages de la lettre de plusieurs pages signée par plus de 300 chefs de l'Azawad et adressée à De Gaulle en 1958, deux ans avant l'indépendance du Mali, demandant à ne pas être annexés à ce pays.



UN CONFLIT QUI NE S'ARRÊTE JAMAIS

Tuareg_combattants_vs_french_colonizers

Combat des Touaregs contre les colonisateurs français, défendant leur autonomie tribale, année 1900.

Le principal problème de la situation à l'Azawad est que cette lutte a un contexte, une histoire qui a été ignorée et donc jamais comprise, car le fait que les Azawadiens ne se soient jamais considérés comme faisant partie du Mali et n'aient jamais accepté d'être ni colonisés ni rattachés au Mali, un pays avec lequel ils n'ont rien en commun, a toujours été ignoré depuis l'arrivée et l'invasion du pays par les colons français.

Cette imposition de la force contre la volonté du peuple azawadien, conjuguée à la marginalisation, l'oppression, le racisme et le génocide perpétrés par les autorités maliennes successives, est à l'origine de ce conflit qui dure depuis plus de 60 ans.

C’est pourquoi, et parce que le Mali commet un génocide contre le peuple azawadien et viole tous les droits humains, avec l’aide de criminels étrangers russes qui bombardent des familles civiles dans le désert avec leurs drones de fabrication turque, violent les femmes, tuent et brûlent des personnes, des animaux et des terres, que la lutte ne prendra jamais fin. Et il n’y aura pas de paix au Mali tant que ce problème ne sera pas résolu.

Le Mali ignore que le peuple azawadien vivait sur ses terres bien avant le début de la colonisation, bien avant même que le Mali ne soit créé par la France. Toutes les tentatives de négociation ont échoué car la junte malienne refuse la paix avec le peuple azawadien, et c'est le Mali qui a violé le traité d'Alger.

1 - La France a tout intérêt à reconnaître l'indépendance de #Azawad au nord du #Mali. Cette décision permettrait 1) l'émergence d'un partenaire stable, fiable et redevable dans une région de plus en plus chaotique 2) de réparer une erreur historique de de Gaulle.

2 - Le Mali est l'épicentre d'un chaos sahélien dont les conséquences migratoires et sécuritaires fragilisent les frontières africaines et européennes. Etat factice, ses ethnies sont trop hétérogènes pour constituer une communauté politique cohérente, il est ingouvernable depuis 1960.

3 - En 1958, 300 chefs touaregs de l’Azawad avaient exprimé leur refus d’être intégrés à la fédération du Mali, préférant rejoindre le territoire algérien. Ils avaient adressé une lettre à de Gaulle, invoquant l’incompatibilité de leurs modes de vie. Sans réponse de sa part.

4 - C'est le moment de réparer l'erreur de de Gaulle. L'Etat malien est incapable d'administrer le Nord. Le cycle rébellion/répression peut être brisé. Cette décision permettrait à Paris d'avoir un partenaire cohérent pour lutter contre les trafics et stopper l'immigration sahélienne.

Groupe de Soutien l`Azawad

30-04-26