

Plusieurs squelettes humains découverts à Amachach/Tessalit, Azawad : ce que nous savons.
Amachach/Tessalit (Azawad) – Le 2 mai 2026, au lendemain du retrait des forces de l’Africa Corps (ex-Wagner) et de l’armée malienne (Fama), plusieurs squelettes humains ont été découverts à Amachach, près de Tessalit, une localité désormais sous le contrôle des Forces de libération de l’Azawad (FLA).
Selon les premiers témoignages recueillis par des habitants et relayés sur les réseaux sociaux, les corps, dissimulés, appartiendraient à des civils azawadiens enlevés plusieurs années auparavant par des militaires maliens et les mercenaires russes d’Africa Corps. Les premiers éléments suggèrent que ces personnes ont été conduites sur cette base avant d’y être exécutées. Aucun combattant ne se trouvait parmi les victimes, uniquement des civils nomades.
L'information a été confirmée à ce stade par l'association locale de défense des droits de l'homme. KalAkal.
LA VOLENCE SYSTÉMATIQUE DÉNONCÉE DEPUIS DES DÉCENNIES
Les enlèvements de civils azawadiens ne sont pas nouveaux. Ils s’inscrivent, selon de nombreuses sources locales, dans une pratique systématique mise en œuvre par le régime malien depuis les années 1960. De nombreuses preuves photographiques et écrites témoignent de la brutalité et du terrorisme d’État infligés aux populations de l’Azawad par les autorités maliennes successives.
Pour l'Azawad, il s'agit d'une guerre de survie : soit la défense, soit l'extermination.
COUVERTURE MÉDIATIQUE INÉGALE ET CRITIQUEÈ
Ce nouvel épisode relance également une observation récurrente : celle de l’hypocrisie des médias internationaux face à l’alliance tactique, non idéologique, entre le JNIM et les FLA, née de la nécessité de combattre l’Africa Corps. Selon plusieurs observateurs locaux, les grands médias internationaux ignorent ou refusent d’examiner les nuances de cette situation complexe.
Pendant que l’État malien et l’Africa Corps continuent de massacrer des civils arabes, touaregs et peuls en les qualifiant de « terroristes », la presse internationale, dans son ensemble, reste silencieuse, dénoncent les mêmes sources.
DES QUESTIONS QUI FÂCHENT
Où étaient les médias internationaux lorsque des nourrissons ont été carbonisés par des drones de fabrication turque ? Où étaient-ils lorsque des familles entières ont été décimées par Wagner, l’Africa Corps ou Fama ? Où étaient-ils lorsque des milliers de civils azawadiens ont été parqués dans des camps de réfugiés ? Où étaient-ils encore lorsque des soldats maliens auraient commis des actes de cannibalisme sur leurs victimes, filmés et largement diffusés sur les réseaux sociaux ? Les preuves existent, disent les militants azawadiens. Le silence médiatique, lui, est flagrant.
POURQUOI NOUS DISONS « AZAWADIENS »
Sur ce site, nous utilisons volontairement et politiquement le terme « Azawadiens » plutôt que « Maliens ». Parce que le territoire ancestral s’appelle l’Azawad, une terre qui n’aurait jamais dû être rattachée au Mali. Cette frontière postcoloniale, fruit d’une erreur de la decolonisation non résolue, a causée tellement de souffrances indicibles à des milliers d’innocents.
Que Dieu aide l’Azawad à se débarrasser de ses oppresseurs, meurtriers, racistes et cannibales!
MESSAGE AUX ORGANISATIONS AFRICAINES ET INTERNATIONALES :
À l’attention des organisations africaines et internationales,
Le silence observé durant des années de catastrophe qu’a subit notre peuple n’avait rien de neutre. Il relevait d’un choix, un choix lourd de responsabilité. Alors que des populations civiles de l’Azawad étaient massacrées, que des familles entières étaient décimées, et que des territoires se transformaient en charniers sous les violences du régime putschiste malien et de ses mercenaires, aucune déclaration, aucune indignation, aucune prise de position à la hauteur des crimes n’a été exprimée.
Aujourd’hui, certaines voix s’autorisent à s’exprimer, à juger, voire à diffamer suite à notre réponse contre les positions maliennes. Des récits fallacieux sont relayés, et celles et ceux qui refusent de disparaître en silence sont qualifiés de « terroristes ». De telles pratiques constituent une insulte à la mémoire des victimes et à la dignité des survivants.
Il convient d’être clair : toute autorité morale est disqualifiée lorsqu’elle s’est construite dans le silence face à l’horreur. Ceux qui ont toléré de tels actes ne sauraient prétendre orienter l’avenir, ni définir les contours de la justice. Cette hypocrisie internationale est fermement rejetée, tout comme ce double standard qui hiérarchise les vies humaines selon des logiques inacceptables.
Par ailleurs, les choix d’alliances dictés par des intérêts géopolitiques, y compris de la part d’acteurs historiquement perçus comme proches, constituent une rupture morale profonde dont les conséquences resteront inscrites dans les mémoires.
Il doit être affirmé sans ambiguïté : la lutte du peuple de l’Azawad ne saurait être ni négociée sous contrainte, ni déformée par des discours extérieurs.
Celles et ceux qui ont choisi le silence par le passé sont invités, à défaut de responsabilité, à faire preuve de retenue dans le présent. Aucune approbation extérieure n’est désormais attendue. Aucune compassion tardive ne saurait suffire.
La détermination demeure intacte, et la marche se poursuit, en dépit des obstacles, et, si nécessaire, en opposition à ceux qui les entretiennent.
Groupe de Soutien l`Azawad
03-05-26