
Par Khamidoune Ag Toumast.
Présentée à la communauté internationale aux Nations Unies, au Conseil des Droits de l’Homme et à toutes les organisations internationales engagées pour la justice et les droits des peuples.
La question de la Azawad: La question de l’Azawad n’est ni un simple désaccord politique avec l’État malien ni un conflit administratif pouvant être réduit à des négociations superficielles. Il s’agit d’une cause historique, humaine et existentielle, portée par un peuple qui possède une identité profonde, un territoire anciennement documenté et une mémoire géographique reconnue depuis des siècles.
Il s'agit également de crimes graves, d’exactions systématiques et d’actes constituant une véritable entreprise d’extermination contre les femmes et les enfants du peuple de l’Azawad.
1 - La légitimité historique et géographique de l'Azawad :
Le nom Azawad* n'est pas une invention moderne. Il apparaît sur les plus anciennes cartes historiques, ainsi que dans de nombreuses sources arabes, africaines et européennes, dont certaines remontent à la période médiévale.
Les géographes, les voyageurs, les chroniqueurs et les chercheurs ont, au fil des siècles, identifié l'Azawad comme une territoire distinct,doté d’une réalité sociale, culturelle et politique propre.
Les anciennes cartes le montrent clairement :
- Terre du #Tuareg
- Macina / #Massina
- #Azawad
- #Bambara
Bien que le nom Mali n'apparaisse pas, car l'État malien actuel est une construction politique récente du XXe siècle, résultant de divisions coloniales, sans conformité avec les réalités géographiques ou humaines anciennes.
Un examen attentif d'une carte de 1873 le confirme :
- La présence nette du terme Bambara”, avec des limites s’arrêtant àSégou“.
- Juste au-dessus se trouve Massina.
- En haut, la carte indique clairement “Azawad” et “Touareg”, confirmant la reconnaissance internationale de longue date du territoire et de son peuple.
Ces éléments historiques, étayés par de nombreuses cartes et archives, démontrent sans équivoque que L'Azawad possède une légitimité historique, géographique et identitaire indéniable., Il est antérieur de plusieurs siècles à la formation de l'État malien moderne.
2 - Crimes, atrocités et génocide contre les femmes et les enfants de l'Azawad.
Ce que subit aujourd’hui le peuple de l’Azawad dépasse largement le cadre d’un conflit militaire : il s’agit d’une campagne d’extermination ciblée, menée par les forces maliennes et les milices affiliées contre les civils — en particulier les femmes et les enfants.
LES VIOLATIONS DOCUMENTÉES INCLUENT:
- Exécutions sommaires de civils non armés.
- Massacres collectifs attestés par des vidéos, des témoignages et des documents fiables.
- Assassinats ciblés de femmes et viols systématiques.
- Meurtres d'enfants, incendies de villages habités par des familles.
- Enlèvements et disparitions forcées.
- Déplacements massifs et forcés des populations autochtones.
- Siège humanitaire, privation de nourriture, interdiction d’accès aux soins.
- Destructions volontaires de villages, de ressources vitales, et effacement culturel programmé.
De multiples enregistrements audios et vidéos, ainsi que des investigations locales et internationales, montrent que ces violences ne sont pas accidentelles, mais relèvent d’une politique organisée,fondée sur la volonté d’effacer l’identité touarègue et azawadienne.
Selon les critères de droit international,et notamment la Convention de 1948 sur la prévention du génocide, les actes suivants constituent la définition même du génocide:
- L’élimination d’un groupe ethnique déterminé.
- Des massacres systématiques.
- La violence sexuelle est utilisée comme une arme de destruction.
- Déplacement forcé à grande échelle.
- La destruction intentionnelle de la culture d’un peuple.
Tous ces éléments s’appliquent documentablement à la situation des populations de l’Azawad.
3. Silence international et aggravation des violations :
Malgré l'ampleur des crimes et l'accumulation des preuves, la communauté internationale fait preuve d'une *passivité inquiétante*.
Ce silence a permis :
- La poursuite des massacres.
- L'intensification des atrocités.
- L'aggravation de la situation humanitaire.
- L’impunité totale des auteurs des crimes.
Les appels à la protection, les vidéos, les témoignages, les rapports d’ONG, et la documentation historique — tout cela a été ignoré, alors que les femmes et les enfants continuent de payer le prix le plus lourd.
4. Les demandes officielles du peuple de l’Azawad : Face à cette situation, les organisations civiles, politiques et humanitaires de l’Azawad demandent officiellement :
Face à cette situation, les organisations civiles, politiques et humanitaires de l'Azawad lancent une demande officielle :
- Reconnaissance internationale de l'Azawad comme territoire historique doté d’une identité propre.
- L'ouverture d'une *enquête internationale* sur les crimes de génocide.
- La mise en accusation des responsables maliens devant la justice internationale
- La protection immédiate des civils, en particulier des femmes et des enfants.
- Respect du droit à l'autodétermination des peuples de l'Azawad.
- L'arrêt complet des opérations militaires visant les populations civiles.
- Le déploiement d'une mission internationale pour surveiller et documenter les violations sur le terrain.
CONCLUSION :
La cause de l'Azawad est d'abord et avant tout une cause humaine et morale. C’est l’appel d’un peuple menacé d’extinction culturelle, identitaire et physique.
C’est un dossier où les archives historiques, les cartes anciennes, les témoignages et les preuves contemporaines convergent pour affirmer :
- L'Azawad existe.
- Ses habitants existent.
Et la justice internationale ne peut plus fermer les yeux.
Par Khamidoune Ag Toumast
24-11-24