LE DÉNI ET LA PROPAGANDE : LE DÉNI DE DÉCENNIES DE CRIMES DOCUMENTÉS.

Déni et propagande : Le déni de décennies de crimes documentés.

Cet article de Khamidoune Ag Toumast est une réponse à ceux qui nient la vérité sur le conflit entre le Mali et l'Azawad (nord du Mali).

C'est une réponse aux nombreuses tentatives d'enterrer les vérités historiques - documentées par les Nations Unies, Human Rights Watch, Amnesty International, et même par des rapports internes maliens. Il ne s'agit donc pas d'une question de perspective, mais d'une question de vérité et de justice.

Il répond à la propagande malienne par des explications approfondies de la vraie vérité, même si elle n`est pas du genre à leur convenir. La vérité est la vérité et ne peut être enterrée.


RÉPONSE - L'histoire ne peut être réécrite pour servir la propagande. Avant 1960, il n'y avait pas d'État appelé Mali régissant l'Azawad. Les Touaregs avaient leurs confédérations, leurs territoires et leurs structures sociales.

L’Azawad a été forcé dans le Mali moderne par un tracé colonial sans consultation de ses peuples. C’est un fait historique, pas une invention.


REPONSE - Les massacres commis contre les Touaregs n’ont pas commencé hier, ni avec une quelconque ingérence étrangère. Ils ont commencé dès 1963, puis en 1990, 2006, 2012, 2023…2024...2025.

Toujours le même schéma :

Populations civiles accusées collectivement.
Exécutions sommaires
Villages incendiés
Femmes violées
Enfants tués.

Ce ne sont pas des “manipulations extérieures”.

Ce sont des atrocités commises par des unités maliennes, reconnues dans des rapports publics. On ne peut pas justifier une goutte de sang d’enfant au nom de “l’unité”.


RÉPONSE - Avoir quelques visages décoratifs dans un système ne signifie pas que ce système est juste. Des individus cooptés ne représentent pas des peuples opprimés. L’apartheid politique déguisé ne peut pas être présenté comme une preuve d’inclusion.


RÉPONSES - Les peuples n’obtiennent pas leurs droits par la taille de leur communauté, mais par la légitimité de leurs souffrances. Même un seul village massacré suffit pour demander justice.

Et si nous parlons de chiffres :
Les populations touarègues, arabes, peules et sonrhaïs qui ont subi l’armée malienne parlent toutes d’un même système d’abus répétés. Ce n’est pas une “minorité” qui le dit, mais des communautés entières traumatisées.


RÉPONSE - Cette déclaration n'est pas un argument. C'est un slogan politique.

L’unité ne se décrète pas : elle se mérite par la justice, l’égalité, le respect et la fin de l’impunité. Quand un État frappe une partie de ses citoyens pendant 60 ans. Quand il utilise les bombardements, les exécutions, les disparitions forcées. Quand il traite des peuples entiers comme des ennemis intérieurs, alors ce n’est plus une “unité nationale”. C’est une domination.


RÉPONSE - La fraternité ne se prouve pas par des mots, mais par l'arrêt des crimes.

Un frère ne justifie pas les charniers.
Un frère ne nie pas la souffrance.
Un frère ne banalise pas les larmes des mères.

Mon frère, je veux bien parler d’unité, mais pas d’une unité bâtie sur les tombes de nos enfants.

Je veux bien parler de paix, mais pas d'une paix qui nous demande d'oublier nos morts.

Ce n'est pas la vérité qui divise le Mali, ce sont les injustices non reconnues et les crimes impunis.

Khamidoune Ag Toumast

11-12-25