DECLARATION SOLENNELLE DES REFUGIES AZAWADIENS EN MAURITANIE

Déclaration solennelle des réfugiés azawadiens en Mauritanie

Camp de M'berra et sites voisins - 4 septembre 2025

Nous, réfugiés azawadiens contraints à l'exil en territoire mauritanien, faisons entendre aujourd'hui notre voix collective et solennelle :

Rejet catégorique des prétendus leaders liés à Bamako

Nous ne reconnaissons aucun individu ni aucun groupe se réclamant du régime de Bamako. Ceux qui cherchent à s’autoproclamer « leaders » parmi nous ne représentent ni nos souffrances, ni nos espoirs. Leur seule mission est de servir les intérêts d’un régime que nous considérons criminel, oppresseur et génocidaire.

Condamnation du régime malien

Le régime de Bamako est responsable de massacres, de discriminations systémiques et de déplacements forcés qui nous ont poussés à l’exil. Nous refusons qu’il étende son influence jusque dans nos camps, sous quelque forme que ce soit.

Appel à la communauté internationale

Conformément au droit international humanitaire et aux principes fondamentaux de protection des réfugiés, nous appelons :

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à faire respecter la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés, notamment l’article 33 qui interdit le refoulement et protège les réfugiés contre toute menace.

Les Nations Unies et l’Union Africaine à garantir l’application de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, qui consacre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit à la dignité.

Les organisations internationales de défense des droits humains (Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH, etc.) à enquêter et à intervenir face à toute tentative d’instrumentalisation ou de pression sur nos communautés réfugiées.

Exigences légitimes des réfugiés Azawadiens

Nous le réaffirmons haut et fort :

Notre droit à la protection et à la sécurité en Mauritanie, conformément aux engagements internationaux pris par les États hôtes et partenaires.

Notre droit à la dignité et à la quiétude, déjà compromis par l’exil.

Notre refus absolu de toute manipulation politique visant à nous rattacher de force à l’État malien.

Notre message est clair:

* Aucun agent, relais ou représentant lié à Bamako ne sera jamais reconnu par les réfugiés Azawadiens.

* Nous exigeons une protection internationale effective contre toute ingérence du régime malien.

* Nous appelons la communauté internationale à assumer sa responsabilité morale et légale pour garantir notre sécurité et nos droits fondamentaux.

Fait à M'berra, le 4 septembre 2025
Réfugiés azawadiens en territoire mauritanien.


NOTE EXPLICATIVE D`ACCOMPAGNEMENT À LA DÈCLARATION DES REFUGIES AZAWADIENS

Camp de M’berra et sites avoisinants – 04 septembre 2025

Contexte général:

Depuis plus d’une décennie, les populations de l’Azawad subissent des violences systématiques, des déplacements forcés et des persécutions orchestrées par l’État malien. Ces violations ont conduit des dizaines de milliers d’Azawadiens à trouver refuge en Mauritanie, principalement dans le camp de M’berra, l’un des plus grands camps de réfugiés de la région sahélienne.

Malgré l’assistance humanitaire, les réfugiés Azawadiens restent confrontés à :

Un climat d’insécurité et de pressions psychologiques liées à l’influence du régime de Bamako.

Des tentatives répétées d’imposer des « leaders » manipulés par les autorités maliennes pour infiltrer et contrôler le camp.

Des restrictions à la liberté d’expression et de mouvement.

Problème actuel:

Les réfugiés Azawadiens constatent une intensification de la pression politique visant à :

Délégitimer leurs revendications légitimes de protection.

Introduire au sein du camp des représentants favorables à Bamako, au mépris du droit des réfugiés à s’organiser de manière autonome.

Réduire leur statut à une simple masse manipulable, plutôt qu’à une communauté ayant des droits garantis par le droit international.

Ces manœuvres créent un climat de peur et menacent gravement la stabilité et la quiétude des réfugiés.

Fondement juridique:

La position des réfugiés Azawadiens s’appuie sur :

Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés, notamment l’article 33 (principe de non-refoulement) et l’article 16 (accès à la justice et protection).

Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (1981), qui garantit le droit des peuples à l’autodétermination et la protection contre toute domination oppressive.

Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948), qui affirme le droit à la dignité, à la liberté et à la sécurité.

Nos demandes précises:

* Séparer définitivement les réfugiés Azawadiens de toute influence ou manipulation politique émanant de l’État malien.

* Reconnaître notre droit à l’autonomie organisationnelle à l’intérieur des camps, en nous permettant de désigner librement nos représentants.

* Renforcer la protection internationale en Mauritanie, à travers un suivi régulier et indépendant des droits humains dans les camps.

* Garantir la liberté d’expression et de mouvement des réfugiés Azawadiens, sans crainte de représailles ou de pressions politiques.

* Mettre en place un mécanisme de plainte et de recours accessible aux réfugiés en cas de menaces, intimidations ou violations de leurs droits.

CONCLUSION

Notre communauté aspire à vivre dans la dignité et la sécurité, conformément aux principes universels des droits humains et aux conventions internationales. Nous refusons toute tentative d’assimilation forcée ou de manipulation par le régime malien.

Nous demandons à la communauté internationale d’agir rapidement et concrètement afin que notre exil ne soit pas transformé en prison politique à ciel ouvert..

Fait à M'berra, le 4 septembre 2025
Réfugiés azawadiens en territoire mauritanien.


APPEL AU SECOURS - CAMP DE RÉFUGIÉS DE M`BERRA

M'berra, 14 septembre 2025

Nous, réfugiés Azawadiens du camp de M’berra et des sites avoisinants, lançons un cri d’alarme à la communauté internationale, aux organisations humanitaires et aux défenseurs des droits humains.

Situation critique

Le camp de M’berra traverse une situation dramatique :

Manque de moyens de subsistance : La population vit dans une extrême pauvreté, sans ressources suffisantes pour assurer l'alimentation, l'eau potable et l'hygiène.

Absence d’infrastructures de base les soins de santé sont quasi inexistants et les malades ne bénéficient pas d’une prise en charge adéquate.

Urgence sanitaire : Plusieurs cas de diphtérie ont été récemment signalés dans les postes de santé, sans mesures mises en place pour éviter la propagation.

Entrave à la dignité et aux droits des réfugiés

Le camp est pris en otage par une poignée d’individus sans scrupules (notamment Momo et son fils Abdoul Aziz) qui profitent de la situation pour :

Instaurer la peur et la misère parmi les réfugiés,

Détourner l'aide humanitaire destinée aux veuves, aux orphelins et aux personnes âgées,

Collaborer avec certains réseaux locaux pour maintenir le silence en échange de privilèges.

Ces pratiques injustes et immorales aggravent la souffrance d’une population déjà meurtrie par l’exil et la guerre.

NOTRE APPEL

Nous demandons :

* Une enquête internationale indépendante sur la gestion du camp de M’berra, afin de mettre fin au détournement de l’aide humanitaire.

* Intervention urgente des organisations humanitaires pour renforcer les soins de santé, en particulier en réponse aux cas de diphtérie signalés.

* Protection des réfugiés contre les abus de pouvoir, l'intimidation et la confiscation de leurs droits fondamentaux.

* Nous refusons que ces pratiques continuent d'être réduites au silence. La vérité doit triompher et la justice doit être rendue.

Signé :
Les réfugiés azawadiens du camp de M'berra et des sites avoisinants.


Commentaire du Groupe de soutien de l'Azawad - Cette déclaration n'aurait pas été faite si la situation n'était pas vraiment critique ! Lisez ce message, prenez le temps de le faire. Si quelqu'un peut aider, qu'il agisse ! Ces réfugiés vivent sous une oppression sévère de la part de ceux qui servent leurs propres intérêts !

Ne suffit-il pas qu'ils aient dû tout quitter et risquer leur vie pour fuir les exactions des autorités maliennes génocidaires et des mercenaires russes qui, comme nous le savons tous, n'épargnent aucun civil dans et à partir de l'Azawad.

Ils ne combattent pas des terroristes comme ils le disent, mais des gens comme ces pauvres réfugiés.

Sur cette image tirée d'une vidéo, on voit des chars brûlés par les djihadistes du Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans (JNIM) hier, 14 septembre 2025.

Ce qui est encore plus frappant, c'est la voix off en bambara qui dit : "Tout cela est l'œuvre des rebelles".

Quels rebelles ? Il n'y a pas de rebelles là-bas, ce sont des djihadistes qui ont fait ça. GRANDE différence ! Mais le gouvernement malien a apparemment tellement embrouillé les gens que beaucoup confondent aujourd'hui les terroristes avec les rebelles ou les terroristes avec les séparatistes.

Ainsi, les gens croient que les combattants de la liberté de l'Azawad et la population civile de l'Azawad sont tous des terroristes. En réalité, ils ne font que se défendre contre l'oppression de l'État malien.

Cela permet à la junte malienne et à Wagner de capitaliser sur cette ignorance, de poursuivre leur génocide et de tuer des innocents qui, pour la plupart, finissent dans des endroits tels que le camp de réfugiés de MBerra. 

L'oppression se poursuit en raison de l'infiltration dans le camp, comme vous pouvez le lire dans leur propre appel mentionné ci-dessus.

Alors que le sud et le centre du Mali brûlent sous les coups des djihadistes, l'armée malienne et le corps Wagner/Africa se concentrent plutôt sur le nord, exterminant les populations civiles arabo-touaregs et peules de l'Azawad.

En d'autres termes, ils tuent brutalement les enfants, les femmes, les personnes âgées et les malades, qui sont tous sans défense. Ceux qui parviennent à fuir se retrouvent dans des camps de réfugiés et souffrent.

Des pressions politiques sont exercées sur les pauvres réfugiés azawadiens afin de les délégitimer. revendications légitimes pour la protection.

Ils vivent sous conditions inhumaines Ils n'ont déjà plus rien et ont besoin d'aide.


Groupe de Soutien l`Azawad

15-09-25