ENTRE INJUSTICE ET IGNORANCE - LA SOUFFRANCE DES REFUGIES AZAWADIS EN MAURITANIE

Déclaration sur les conditions des réfugiés de l'Azawad en Mauritanie et le déni de leurs droits fondamentaux.

Depuis 2012, des milliers de réfugiés de l'Azawad ont fui les tueries, les persécutions et les destructions perpétrées par le gouvernement malien et se sont réfugiés en Mauritanie. Ils n'ont apporté avec eux que leurs blessures et leurs espoirs de survie, non par cupidité ou par ingérence. Cependant, plus d'une décennie plus tard, la souffrance des réfugiés de l'Azawad dans les camps mauritaniens continue et s'aggrave.


1. Refus de l'aide internationale :

Bien que la Mauritanie reçoive une aide internationale, notamment des États-Unis, de l'Union européenne et d'organisations humanitaires internationales, la majeure partie de cette aide ne parvient pas aux réfugiés de l'Azawad. Leurs noms sont utilisés dans les dossiers, mais ils n'en reçoivent qu'une petite partie, voire aucune.

2. Discrimination dans le traitement :

Les réfugiés syriens et les autres personnes arrivées après eux ont bénéficié d'une attention particulière, notamment en matière d'éducation, de soins de santé et de transport. En revanche, les réfugiés azawadis ne peuvent pas se déplacer librement, même sur le territoire mauritanien, bien qu'ils détiennent des documents officiels de résidence et un "document de voyage" délivré par le HCR et signé par les autorités.

3. Restrictions de mouvement :

Les réfugiés azawadis se voient interdire l'accès à des zones telles que le Hodh Chargui et Bassiknou, ou même la sortie du camp, comme si leur liberté était prise en otage, alors qu'ils ne sont pas entrés illégalement dans le pays, mais ont plutôt cherché à se mettre à l'abri en bénéficiant d'une protection internationale.

4. Manque de soins de santé et d'éducation :

Le camp est dépourvu des infrastructures de santé et d'éducation les plus élémentaires. Les patients sont contraints de parcourir de longues distances jusqu'à Nema ou Nouakchott sans garantie de traitement, et les enfants grandissent sans école adéquate ni soutien psychologique ou éducatif.

5. Exploitation politique et médiatique :

Le nom de "camp de réfugiés de l'Azawadi" est utilisé comme une façade pour recevoir de l'aide et des subventions, mais la réalité à l'intérieur ne reflète pas cela. En effet, 70% des réfugiés de l'Azawadi vivent en dehors du camp sans reconnaissance officielle et ne reçoivent aucune de ces aides.


Depuis 2012, des milliers d'Azawadis ont cherché refuge en Mauritanie, fuyant la guerre et la persécution. Cependant, leurs souffrances n'ont pas pris fin ; au contraire, elles se sont intensifiées en raison de.. :

🔸 Refus de l'aide

L'aide fournie en leur nom est répartie de manière inéquitable au sein des camps :

- Le numéro (1) reçoit un très petit montant par mois

- Le numéro (2) reçoit moins que le numéro (1) et après une période plus longue

- Le numéro (3) peut ne rien recevoir pendant des mois, et s'il reçoit quelque chose, c'est pour des montants très faibles.

🔸 Refus de la liberté de circulation

Bien qu'ils possèdent des documents officiels, les Azawadis ne peuvent pas circuler librement dans des zones telles que le Hodh Chargui et Bassiknou.

🔸 Marginalisation et exclusion

Environ 70% des réfugiés vivent en dehors des camps et ne sont pas officiellement reconnus. Ils ne bénéficient pas des droits fondamentaux tels que l'alimentation, l'éducation et les soins de santé.

Nous demandons ce qui suit :

- La pleine reconnaissance des droits des réfugiés de l'Azawadi en tant que citoyens ayant une dignité et une voix, et pas seulement des chiffres dans les rapports de l'ONU.

- Leur permettre de circuler librement en Mauritanie.

- Allouer une part équitable de l'aide internationale accordée en leur nom pour qu'elle leur parvienne réellement.

- Mettre en place des mécanismes de contrôle transparents pour la distribution de l'aide à l'intérieur et à l'extérieur du camp.

- Fournir des soins de santé et une éducation de base sur un pied d'égalité.

En conclusion, nous rappelons à tous que les réfugiés ne sont ni des criminels ni un fardeau, mais des êtres humains ayant droit à la vie et à la dignité. L'Azawad continue de saigner et ces réfugiés représentent sa voix opprimée.

Et Dieu est celui qui accorde le succès.

Nous demandons :

✔️ Distribution équitable et transparente de l'aide

✔️ Reconnaissance totale de tous les réfugiés, à l'intérieur et à l'extérieur des camps

✔️ Garantir la liberté de circulation et le respect des droits de l'homme

✔️ Assurer l'éducation et les soins de santé à tous les réfugiés

Un réfugié n'est pas un simple numéro... c'est un être humain qui mérite la vie et la dignité !

#RefugeeRights #Azawad #Mauritanie


Groupe de Soutien l`Azawad