CARTES PRÉCOLONIALES DE L'AZAWAD ET DE L'AFRIQUE - DEUXIÈME PARTIE.


Voici le second article sur l'existence de l'Azawad, attestée par plusieurs centaines de cartes anciennes, précoloniales et coloniales, conservées dans diverses bibliothèques internationales à travers le monde.

Les cinq premières cartes montrent très clairement où se situait le territoire touareg avant la colonisation, tandis que les suivantes présentent des frontières artificielles, injustes et erronées, tracées par des personnes qui n'y vivaient même pas. Ces cartes ignorent totalement les peuples qui vivaient et vivent encore sur ces terres, subissant d'immenses souffrances dues à une marginalisation et une oppression terribles, allant jusqu'au génocide systématique, ainsi que ces frontières postcoloniales et ces rattachements injustes.

Si l'Azawad n'avait jamais existé (et n'était qu'une pure invention, un rêve propagé sur les réseaux sociaux, comme le prétendent sans cesse les négationnistes maliens), ces cartes – et il en existe des centaines ! – n'auraient jamais été réalisées et n'existeraient pas. Le nom d'Azawad n'apparaîtrait pas non plus dans les anciens livres d'histoire et autres écrits, or il y figure.

Ces cartes montrent aussi très clairement que la région appelée « Bambara » et « Melli » sur certaines cartes était située bien plus au sud que l'Azawad, dans le désert du Sahara. Cette région était d'ailleurs souvent désignée par le nom « Touareg » ou par celui d'anciennes confédérations touaregs sur certaines cartes anciennes.

Cela ne signifie pas que seuls les Touaregs vivaient là, mais qu'ils étaient clairement représentés. Les noms écrits le montrent d'ailleurs clairement : les Azawadiens et les Maliens étaient des peuples différents, vivant sur des territoires distincts. Autrement dit, les Azawadiens n'ont jamais été « Maliens », et comment auraient-ils pu l'être, puisque l'État du Mali n'existait même pas encore ?

On ne peut pas changer l'identité et l'histoire d'un peuple ancestral en essayant de le transformer en ce qu'il n'est pas et n'a jamais été. Et lorsqu'il résiste naturellement à cette oppression et à cette marginalisation, on le traite de « terroriste » et on utilise cette étiquette comme prétexte pour le tuer, en inventant toutes sortes de mensonges sur son prétendu statut d'« étrangers », etc., tandis que sa culture ancestrale est appropriée.

Des étrangers sur leur propre terre ? C'est pourtant ainsi qu'ils sont traités et c'est le sentiment que beaucoup d'entre eux éprouvent. Il s'agit de l'effacement d'un peuple, d'un génocide systématique, rien d'autre.

Comment la France a-t-elle pu les réunir au sein d'un seul État – de quel droit ? – ? – cela constitue sans doute l'une des décisions coloniales les plus dévastatrices et oppressives jamais prises, ayant entraîné le déplacement et le massacre de milliers de personnes.

« L'Azawad existe depuis des siècles, bien avant la création artificielle du Mali en 1960. Leur État postcolonial n'est qu'une construction française confiée à ses collaborateurs locaux », pour reprendre les mots de Fatim Wallet.

Le déni de l'existence de l'Azawad est une tentative pathétique de justifier le génocide culturel et militaire perpétré contre le peuple de l'Azawad, et n'est rien d'autre que la perpétuation du colonialisme sous une autre forme.

Ces cartes datent de 1578 à 1914.

Pays des « Imoshagh », ou Tawarek (Touareg)

(Tademekket) et (Awilmmiden) dans le coude du fleuve Niger, qui étaient des confédérations touarègues avant la colonisation.


Année 1578 :


Année 1600 :


Année 1631 :

Année 1641:


Année 1660 :

Année 1667 :



Année 1702:

Six images extraites de deux ouvrages différents – année 1707.


Année 1740, quatre images :


Année 1752, trois images :

Année 1864 :

Affirmer que l'Azawad ne serait qu'une « fantasme qui n'a jamais existé » relève de la falsification historique monumentale, une tentative de dissimuler la vérité. Les preuves sont là, sous nos yeux, conservées dans de vieux atlas cartographiques, dans des bibliothèques internationales, même au Brésil.

Carte de l'Afrique en 1880 ::

Année 1914 :

L'Azawad, une nation ancienne à l'histoire millénaire, possédait sa propre culture, son écriture et sa langue. Il ne s'agissait pas d'un État au sens moderne du terme, avec des frontières définies, car sa population menait une vie majoritairement nomade (mais pas exclusivement). Ce mode de vie nomade, développé depuis des millénaires pour s'adapter à l'environnement du Sahara, était lui-même lié au climat rigoureux de la région. Les écrits tifinagh disséminés sur ce vaste territoire témoignent de leur présence.

Malheureusement, les autorités étatiques du Mali n'ont jamais respecté ni accepté l'identité de l'Azawad et l'ont au contraire marginalisé ; elles font encore tout leur possible (avec l'aide de mercenaires russes et de drones turcs) pour l'exterminer.


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