LE SILENCE DE L`ONU SUR LA TRAGEDIE DE L`AZAWAD

LE SILENCE DE L`ONU SUR LA TRAGEDIE DE L`AZAWAD : QUAND L`HUMANITÈ IGNORE LES VICTIMES ET SE MOBILISE POUR LES ARMES

Le pire qu'un peuple oublié puisse affronter n'est pas seulement la cruauté de la géographie et la rareté des ressources, mais « le silence international méthodique » qui légitime l'injustice dans le silence.

Lorsque nous contemplons la réalité tragique vécue par la région de l'Azawad, l'une des contradictions les plus criantes de l'histoire du système international contemporain se révèle à nous : pourquoi l'ONU reste-t-elle spectatrice et silencieuse face aux massacres, aux actes d'épuration et aux violations graves subis par les civils azawadiens désarmés, tandis que ses couloirs s'animent et que ses rapports de préoccupation se succèdent pour défendre des parties armées dont la mission est de combattre ?

Premièrement : Azawad… Du sang civil qui ne suscite aucune « inquiétude internationale »

Au fil des décennies, la population de l'Azawad a fait l'objet de campagnes de répression systématiques et de massacres documentés par des témoignages vivants, mais accueillis par une indifférence internationale pour le moins étrange.

Des victimes sans écho : Lorsque des enfants et des femmes sont tués, que les champs sont brûlés et que les villages sont déplacés sur une base ethnique ou identitaire, nous ne voyons pas les avions d'enquête de l'ONU atterrir dans la région, et aucune session d'urgence du Conseil de sécurité n'est convoquée pour les condamner. ​

Des poids, deux mesures : Le sang des civils azawadiens semble dépourvu du poids politique suffisant pour mériter une "déclaration de condamnation" ou une "commission d'enquête", comme si, dans la balance internationale, l'humanité se morcelait selon les intérêts géopolitiques et non selon la gravité du crime.

Deuxièmement : Le paradoxe de protéger des hommes armés au détriment de victimes innocentes.

La facette la plus douloureuse de cette scène réside dans la contradiction flagrante des réactions internationales :

Mobilisation pour les armes : Lorsque des combattants ou des groupes armés (dont les fonctions principales sont le combat et le conflit) sont soumis à des pressions ou à des opérations ciblées sur le terrain, les organismes de l'ONU et les instances internationales s'empressent d'exprimer la plus grande inquiétude, en mettant en branle des mécanismes diplomatiques internationaux pour les protéger ou négocier leur survie.

Se cacher derrière la bureaucratie : Pendant ce temps, les civils azawadis non armés sont laissés à eux-mêmes face à la machine de violence, tandis que la diplomatie internationale se transforme parfois en bouclier protégeant les parties au conflit armé sous prétexte de « stabilité de l’État » ou de « lutte contre le terrorisme », ignorant la vérité fondamentale selon laquelle la victime première et ultime est l’être humain innocent dont les seuls biens sont le droit à la vie et à la dignité.

Troisièmement : Dernier appel humanitaire – La justice libérée des entraves politiques.

La véritable sécurité et la stabilité durable dans la région du Sahel ne pourront jamais être atteintes par des politiques de deux poids, deux mesures, ni en ignorant les blessures historiques des peuples marginalisés.

« Un être humain est un être humain où qu’il soit, et le sang d’un enfant azawadi n’est pas moins sacré que celui de n’importe quel autre être humain sur Terre. »


Le silence persistant de l’ONU concernant les massacres à Azawad ne représente pas seulement un manquement au devoir humanitaire, mais transmet un message dangereux : celui que la force et les armes sont les seuls moyens d’attirer l’attention du monde, tandis que l’innocence et la paix paient le prix fort dans un monde qui ferme les yeux sur les opprimés.

Khamidoune Ag Toumast


Republié par le Groupe de Soutien Azawad

27-07-26