
DEUX MESURES : POURQUOI LES NATIONS UNIES FERMENT-ELLES LES YEUX SUR LES MASSACRES DE CIVILS À L`AZAWAD ?
De nombreux observateurs se posent la même question :
Pourquoi les Nations Unies ferment-elles les yeux sur les massacres et les bombardements perpétrés contre des civils et des mineurs à Azawad par cette même junte criminelle et les mercenaires de l'Afrika Korps (Wagner) – au point de publier si rapidement une déclaration demandant une enquête sur le meurtre de soldats maliens qui, sur ordre de cette même junte, tuent quotidiennement des civils innocents sur le territoire d'Azawad ?
Dans le même temps, ils ont ignoré pendant de nombreuses années les massacres documentés commis contre des civils (Arabes (Maures), Touaregs, Peuls et autres) dans le nord du Mali, à Azawad, malgré des appels répétés à une enquête indépendante sur ces massacres.
Il existe une multitude de rapports, de témoignages et de preuves médiatiques solides, détenues également par certaines de ces organisations. Et pourtant, rien ne change, pas tant que les soldats maliens (qui massacrent quotidiennement des civils) ne sont pas tués.
Cette sélectivité n'est-elle pas la forme la plus extrême d'hypocrisie ?
Bien sûr, si un crime de guerre est avéré, une enquête s'impose, absolument. Mais là n'est pas la question.
Mais les massacres et les atrocités commis contre des civils, y compris des nourrissons, qui se perpétuent depuis tant d'années, ne devraient-ils pas également faire l'objet de réactions et d'enquêtes équivalentes ?
C’est ce deux poids, deux mesures qui pose problème. Et cela soulève des questions chez les observateurs quant à la crédibilité des Nations Unies, d’Amnesty International et d’autres organisations.
Comment les populations du monde entier pourront-elles faire confiance aux « Nations Unies » ? ou à d'autres organisations humanitaires ?
Oui, des questions se posent : quelle est réellement leur mission ? Pourquoi sont-ils sélectifs quant aux personnes qui peuvent bénéficier des droits de l'homme, alors que leurs statuts mêmes affirment que chacun a droit aux droits de l'homme ?
Tous les êtres humains n'ont-ils pas le même droit à la vie, la même valeur ? Pourquoi ne voit-on le crime que d'un seul côté et pas de l'autre ?
L'hypocrisie règne en maître, c'est évident.
Groupe de Soutien Azawad
L'HUMANITÉ EST ANIMALISÉE

Le texte accompagnant l'image se traduit ainsi : Les populations de l'Azawad sont chassées de leurs terres chaque jour par les frappes aériennes russes et maliennes. L'histoire n'oubliera pas ceux qui restent silencieux face à cette tragédie.
L'HUMANITÉ EST ANIMALISÉE
Le monde observe minutieusement le peuple de l'Azawad se faire décimer vivant. Face aux horribles massacres, au nettoyage ethnique, aux bombardements aériens incessants et au remplacement démographique des populations civiles de l'Azawad par d'autres venues d'ailleurs. Voire de très loin. On a compris que les droits des peuples autochtones ne restent que lettre morte. On a compris que le droit international n'est qu'un joli mensonge, qui n'agit que par intérêt.
Quand des civils sont massacrés au vu et au su de tous par des acteurs connus ; quand des civils sont brûlés vifs ; quand on s'amuse à arracher la langue de personnes vivantes jusqu'à les battre à mort ; quand on s'amuse à démembrer des corps humains et à dessiner ce que l'on veut avec leurs organes... face à tout cela, le droit international n'agit point !
Depuis 64 ans, ni le droit international ni la communauté internationale n'ont jamais agi en Azawad, pas même par une simple déclaration. Cela ne se justifie-t-il pas par une complicité ?
On a l'impression que la communauté internationale et l'Union africaine ne sont pas là pour rétablir la JUSTICE et imposer la PAIX, mais seulement pour s'enrichir.
Tohima Ag Liblina
OÚ QU`ILS SOIENT, LES TOUAREGS SONT VICTIMES DE PÈRECUTION

Réfugiés civils azawadiens à la frontière algérienne, fuyant les persécutions des mercenaires russes de l'Afrika Korps et de la junte malienne.
La liberté d'expression est un droit garanti par l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1948 .
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions, et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
Alors permettez-moi de m'exprimer aujourd'hui en toute franchise et sans le moindre filtre .
Partout où ils se trouvent, les Touaregs subissent la persécution : au Niger, en Libye ,où l'on va jusqu'à leur refuser l'accès à la nationalité , en Algérie, et plus dramatiquement encore au mali, où s'élève leur aspiration légitime à l'indépendance.
En Algérie, en dépit d'une fierté revendiquée, ce sont nos frères que l'on abat dans ces mines d'or situées sur la terre même de leurs ancêtres. Ce sont eux qu'on assassine , ou qu'on incarcère dans le meilleur des cas, pour le seul tort d'avoir voulu acheminer des vivres et des produits de première nécessité à leurs familles endeuillées de l'autre côté de la frontière par le mali de tous les jours et aujourd'hui par la junte.
Aujourd'hui, le mur de Tinzawatène dresse une barrière artificielle au cœur même des foyers : il fracture des familles, désunit des mères, isole une épouse de son mari, une mère de son fils.
Pourtant, ce drame humain n'a jamais éveillé la moindre compassion au sein de la diplomatie algérienne. Celle-ci s'est rangée du côté du pouvoir malien, affichant sans détour sa volonté d'entraver l'émancipation de l'Azawad, poussant le cynisme jusqu'à refuser aux déplacés le statut élémentaire de réfugiés.
Certes, elle est la seule nation à refuser devant le conseil de sécurité que l'on qualifie se peuple de terroristes, mais c'est pas suffisant.
Quel singulier paradoxe ! L'Algérie se pose en defenderesse du Sahara occidental, prodigue ses soutiens aux juntes malienne et nigérienne et déploie son aide à travers le continent, tout en laissant les populations de l'Azawad à un oubli total. Plus douloureux encore, cette complaisance n'a jamais suscité l'indignation de nos frères d'Algérie. Le gouvernement d'Alger réprime brutalement toute manifestation des Azawadiens sur son sol, alors même qu'il encourage et finance publiquement les rassemblements en faveur du peuple palestinien ou de la cause sahraouie.
On me rétorquera que la Palestine est une terre sainte. Certes ! Mais l'accès à la vie est un droit universel et inaliénable qui prime sur tout le reste, quelle que soit la foi ou l'appartenance de ceux qui souffrent.
Je préfère répondre en même temps à ceux viendront me dire que nous consommons algériens.
Si nous consommons des produits algériens, ce n'est pas un privilège qui nous est accordé : nous le payons au prix fort, au prix de notre sang et, trop souvent, au prix de nos vies.
À la jeunesse Azawadienne: il lui appartient désormais de mesurer l'immensité de la responsabilité qui lui incombe. Elle doit exiger, dès aujourd'hui, le respect inconditionnel qui est dû à notre peuple et à nos mères.
Quant aux dirigeants et à la communauté touarègue d'Algérie, il leur appartient de sommer leur État de leur accorder les droits mêmes qu'il prétend défendre pour d'autres nations !
Je m'arrête ici pour ce soir.
Rhissa Ag

Dans la nuit du 30 juillet, entre 2 h et 3 h du matin, les habitants de la zone frontalière algérienne de Tin Zaouatine ont vu arriver trois drones kamikazes appartenant à l'armée malienne et aux mercenaires de Wagner. Ces drones visaient la zone frontalière avec l'Algérie, dans la région de l'Azawad. Le Front de libération de l'Azawad (FLA) les a repoussés grâce à sa défense antiaérienne jusqu'à leur destruction.
La capture d'écran provient d'une vidéo filmée à Tin Zaouatine, en Algérie.
Il y a quelques jours, au matin, des drones suicides du même type, les « Shahed », appartenant à l’armée malienne et à l’Afrika Korps, ont ciblé et détruit une clinique et une zone commerciale dans les villes frontalières de Talhandak et Tinzaouaten, avec l’Algérie. Ces frappes aériennes ont fait des victimes civiles et ont entraîné la destruction d’une clinique.
L'Association pour la défense des droits de l'homme à Azawad, l'Association Kal Akal, est une organisation membre de la société civile dont le siège se trouve dans la région de Kidal.

La junte criminelle est arrivée à un degré de folie sans précédent
Groupe de Soutien l`Azawad
01-08-26